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Jordan Ayew, elle est belle ta coupe!

Ayew-coupe-

Hier soir, après le troisième but de Dortmund face à l’OM, la star Jordan Ayew est entré sur la pelouse avec une nouvelle crête absolument sublime, d’une couleur pas vraiment identifiable. Pour le moment médiocre sur le terrain, voilà au moins un domaine dans lequel il excelle, c’est déjà ça…

Paris enchaîne, Monaco se déchaîne.

Hier soir vers 20h45, avant le match de Monaco, le PSG était leader grâce à sa courte victoire 1 à 0 face à Valenciennes et un but de Cavani, ce qui aurait pu mettre la pression sur le club du Rocher. Mais au contraire, les hommes de Ranieri ont parfaitement géré leur match face à Bastia, en s’imposant brillamment 3-0, avec un doublé de Falcao et un but de Rivière, les deux seuls buteurs du club depuis le début de la saison. Autrement dit, les deux favoris du championnat se suivent à la trace, ou presque…

Falcao-Rivière ASM-SCB

Service minimum pour le PSG.

Face à Valenciennes, Paris a clairement disputé un match de transition, en plein milieu d’une série de 7 matchs en 21 jours. Il ne fallait donc pas s’attendre à du grand football et à une détermination à chaque instant de la rencontre. Si la défense a tenu la route, malgré Marquinhos qui m’inquiète match après-match, c’est surtout offensivement que le PSG a été catastrophique hier soir.

Il n’y avait pas de jeu, pas d’automatisme, aucune entente entre les attaquants, c’était triste à voir quant on connaît la valeur individuelle de chaque joueur. Paris n’a pas outrageusement dominé, loin de là, ce qui a permis à Valenciennes de s’approcher du but de Sirigu, mais les attaquants nordistes étaient bien trop faibles pour espérer faire trembler les filets du gardien parisien. Pastore a comme d’habitude été transparent, ce qui en devient fantastique.

Depuis le début de saison, le manque d’automatismes entre Zlatan et Cavani est légitimement souligné. Et ce n’est pas le but de Cavani sur une passe de Zlatan à la fin de la première période qui va changer les choses. Je me répète, mais si ce 4-3-3 est effectivement très efficace pour avoir la possession du ballon, et relancer proprement, je suis beaucoup moins convaincu de sa capacité à faire la différence offensivement. Bien sûr, c’est une question d’animation, et encore une fois hier soir, l’animation offensive a été très pauvre, et le manque de complémentarité entre Zlatan et Cavani y est pour beaucoup.

Cavani et Ibra, c’est pas encore ça

Du coté de Valenciennes, j’ai été agréablement surpris par Enza Yamissi et Doumbia, qui ont réalisé un bon match dans l’entrejeu. Techniquement à l’aise, ils ont permis à Valenciennes de respirer un peu lors des rares phases de jeu où Paris mettait la pression, et ils seront certainement prépondérants dans la conquête du maintien. Ce qui manque peut-être à l’équipe de Daniel Sanchez, c’est un avant-centre capable de faire la différence devant le but. Nguette devait avoir ce rôle-là hier soir, mais il est clairement meilleur lorsqu’il évolue en tant qu’ailier gauche.

Laurent Blanc et ses hommes réalisent donc une bonne opération malgré la faiblesse du football proposé. C’est dans ces matchs-là, où le collectif n’est pas très brillant, moins bien huilé, qu’un prétendant au titre doit quand même prendre les 3 points, et Paris l’a très bien fait hier.

MONACO REGALLE FACE A BASTIA.

Après ce match médiocre entre Valenciennes et le PSG, nous avions droit à cette affiche entre Monaco et Bastia. Plutôt plaisant sur le papier, ce match l’était aussi sur la pelouse. Depuis le début de saison, je me réjouis toujours avant un match de Monaco, puisque l’on peut être certain que l’on va voir du beau football et des buts, et ce fut le cas hier soir.

Tout d’abord, soulignons que Ranieri avait aligné d’entrée de jeu 5 joueurs aux profils très offensifs, à savoir Moutinho, Ocampos, Rodriguez, Rivière et Falcao. Je tenais à le souligner car c’est du jamais vu ou presque dans notre championnat. Il n’y avait que Kondogbia comme milieu défensif de métier au début du match. Inutile de vous préciser que cette composition d’équipe a facilité le spectacle. Très ambitieux dans le jeu, Monaco a offert pas mal d’espaces à Bastia durant l’intégralité de la rencontre. Et si Khazri, excellent hier soir et meilleur Bastiais du match, avait été un peu plus en réussite devant le but, Bastia aurait pu poser davantage de problèmes à l’ASM.

Du jeu, encore du jeu.

Monaco justement. Emmené par un Moutinho des grands soirs, qui évoluait un peu plus haut que Kondogbia, le club du Rocher a fait la différence en fin de première période. Avant cela, on a eu droit à une leçon de football. Comme d’habitude, les latéraux ont fait leur boulot de rouleau compresseur des couloirs, en multipliant les courses pour aider les ailiers et créer le surnombre, ce qui a très bien fonctionné. James Rodriguez n’hésitait pas à repiquer souvent dans l’axe, pour combiner avec Moutinho et Kondogbia par des jeux en triangle très efficaces, qui permettaient de rompre les lignes adverses. Le jeu tout en déviation de Falcao a permis à Monaco de mettre le danger en permanence sur le but de Landreau.

Pendant 40 minutes, les attaquants de Monaco s’étaient frottés à un Landreau des grands soirs, mais en deux minutes, ce dernier va craquer par deux fois et Monaco faire le break. C’est d’abord Rivière qui va ouvrir le score sur un service de James Rodriguez, avant que Falcao double la marque deux minutes après sur une passe de Moutinho. À partir de là, on comprend bien que Bastia ne pourra pas revenir. Comme en première période, le club corse se crée pas mal d’occasions, mais bute sur un Subasic qui semble de mieux en mieux dans ses buts.

Rivière et Falcao s’éclatent

Même si le leader du championnat menait 2-0 à la mi-temps, ce n’est pas pour autant que Ranieri a commencé à bétonner. Le jeu fut d’aussi bonne facture qu’en première période, et Falcao s’offrira même un doublé chanceux, car il n’avait pas grand-chose à faire sur ce deuxième but. Tout en pratiquant un beau football, Monaco est leader après cette septième journée, avec deux points d’avance sur le PSG. Et comme le PSG, Monaco est la seule équipe de notre championnat encore invaincue, prouvant qu’elle fait bien partie des cadors de notre ligue 1. La suite s’annonce passionnante…

Arthur Senange.

OM-ASSE: Les tops et les flops.

La jeunesse marseillaise a flambé hier soir, et c’est donc logiquement que deux « espoirs » se retrouvent dans les tops. En revanche, les numéros 9 de chaque équipe, et l’arbitre, Monsieur Ennjimi, se sont faits remarquer par leur médiocrité.

Mendy, Imbula, OM-ASSE

LES TOPS:

Giannelli Imbula : 8/10

C’est incontestablement le joueur qui monte du coté de la Canebière. Il enchaîne les bonnes performances, et on a du mal à croire qu’il évoluait encore en Ligue 2 la saison dernière. Il a récupéré un nombre de ballons impressionnant, et a une faculté à se projeter vers l’avant, à répéter les efforts qui font un bien fou au collectif de l’OM. Sa qualité technique lui permet de perdre très peu de ballons, et de toujours faire la bonne passe. Son but est une juste récompense quand on voit les efforts réalisés depuis le début de la saison. Il dégage une maturité certaine et une intelligence de jeu impressionnante pour son âge. En plus de cela, il est physiquement inépuisable, et risque de devenir très rapidement indispensable à l’OM, si ce n’est déjà le cas. La comparaison avec Matuidi est inévitable. Ils ont exactement le même poste, le même style de jeu, la même démarche lorsqu’ils ont le ballon, c’est à s’y méprendre. Imbula semble même supérieur au Parisien sur le plan technique. Maintenant, il n’a plus qu’à enchaîner les bonnes performances pour engranger de l’expérience.

André Ayew : 7,5/10

Encore un gros match pour l’aîné des frères Ayew. À la fois milieu relayeur, milieu récupérateur et milieu offensif, il sait tout faire sur son côté gauche. En phase défensive, son travail est considérable, se muant en véritable troisième milieu défensif, et lorsqu’il faut attaquer, sa vitesse et sa puissance font très mal à l’adversaire. Son entente technique avec ses compères du milieu de terrain et surtout Valbuena s’affine match après-match ; c’est lui qui est à l’origine du second but de l’OM. Indispensable à l’OM, tout simplement.

Benjamin Mendy : 7/10

Si Morel est convaincant actuellement, malgré sa bourde face à Arsenal, Benjamin Mendy est clairement un niveau au-dessus. Son volume de jeu est phénoménal. Il est plus rapide, plus puissant que son concurrent au poste. Il a très bien centré et en plus de ça, c’est lui qui ouvre le score avec un but qui nous rappelle celui d’un certain Roberto Carlos face à l’OM justement. Je ne suis pas du genre à m’enflammer après 3 matchs sur un joueur, mais le potentiel est tellement énorme qu’on n’a pas le droit de fermer les yeux et de nier l’évidence. Je n’ai pas peur de le dire, dans le désert que traverse actuellement le poste de latéral gauche en équipe de France, Benjamin Mendy mérite 10 fois sa chance. Au diable le manque d’expérience, il y a urgence à ce poste, et je doute qu’il puisse être aussi mauvais qu’un Patrice Evra, j’en suis même sûr.

LES FLOPS :

Jordan Ayew : 3/10

À ce qu’il paraît il s’est bien battu, donc un 3 sur 10 me semble largement suffisant, voire très gentil. À part ça, il a été transparent durant l’intégralité de la rencontre. Il n’a eu aucune influence sur le jeu de l’OM, et s’est fait “bouffer” par la charnière centrale composée de Bayal Sall et Kurt Zouma, ce que l’on peut légitimement comprendre. Je ne comprendrais pas que Saber Khalifa ne soit pas titularisé lors du prochain match de Marseille. L’ancien joueur de l’ETG apportera de la de profondeur au jeu marseillais, qui en manque cruellement.

Mevlut Erding : 3/10

Comme son homologue marseillais, il a traversé le match comme un fantôme. Il n’a jamais été à la réception des très bons centres de Ghoulam notamment, et n’a absolument pas pesé sur la défense de l’OM. Mais ne soyons pas trop durs, ce n’est que son deuxième match avec les Verts ; on va donc attendre encore 2-3 matchs avant de réellement le juger sur son niveau. Le jeu prôné par Christophe Galtier semble fait pour lui, mais reste à voir ce qu’il se passera lorsque Brandao sera de retour.

Monsieur l’arbitre, Saïd Ennjimi : 2/10

En plus d’un penalty généreusement accordé pour les Verts en première période, l’OM aurait dû finir le match à dix sur un tacle en retard d’André Ayew sur un Mollo contraint de quitter la pelouse. Et Saint-Étienne aurait dû bénéficier d’un penalty sur une main de Fanni dans sa surface mais Saïd Enjimi a terminé le match comme il l’avait démarré, c’est-à-dire très mal.

Arthur Senange.

Marseille repart de plus belle.

Hier soir au Vélodrome, Marseille a enfin retrouvé le goût de la victoire face aux Verts de Christophe Galtier avec une victoire 2 buts à 1. Après l’ouverture du score de Mendy, Imbula a rapidement doublé la marque, avant que Ghoulam réduise le score, tout ça avant la mi-temps. Grâce à cette victoire, l’OM revient à hauteur de Monaco, en tête du championnat.

La joie du jeune Marseillais, après son premier but de la saison.

La joie du jeune Marseillais, après son premier but de la saison.

30 minutes de folie

Vous le savez, dans le football, tout va extrêmement vite. Alors que certains n’hésitaient pas à dire que l’OM traversait une mini-crise, le club phocéen se retrouve second au classement avec cette victoire face aux Verts. Il ne faut jamais parler trop vite. Comme souvent depuis le début de saison, l’OM a commencé sur les chapeaux de roues la rencontre. Même s’ils disputaient leur troisième match en 6 jours, ça n’a pas empêché les hommes d’Élie Baup d’évoluer à un rythme très élevé pendant la première demi-heure.

Mais surtout, l’OM a retrouvé son football après son presque non-match à Bastia. Face à un bloc de l’ASSE bien en place mais positionné assez bas sur le terrain, Marseille a su écarter le jeu, en profitant des dédoublements de ses latéraux Fanni et Mendy, pour provoquer une supériorité numérique. Mais le plus agréable en première période, c’était la fluidité dans le jeu et les actions de l’OM. Imbula, Ayew et Valbuena ont multiplié les jeux en triangle, ce qui a régulièrement cassé les lignes de Saint-Étienne, et déséquilibré le bloc. Cette verticalité dans le jeu, a permis à l’OM de harceler les Verts et la cage de Ruffier. Le premier but phocéen illustre bien cette ambition dans le jeu, et l’importance des latéraux.

Un football retrouvé pour l’OM

Valbuena profite d’un boulevard côté droit pour adresser un centre au deuxième poteau, que Mendy se charge de transformer en but, avec un peu de réussite. Puis l’OM va doubler la marque après un superbe enchaînement collectif. Payet talonne à l’entrée de la surface pour Jordan Ayew qui écarte vers Fanni ; sans contrôle celui-ci centre en retrait, Imbula surgit au point de penalty pour prendre Ruffier à contre-pied (2-0, 26e). La première demi-heure de l’OM est parfaite, mais elle va en subir les conséquences. En effet les Verts vont enfin sortir la tête de l’eau et revenir dans la partie sur un pénalty injustifié, que Ghoulam transforme sans trembler. Cette réduction du score rééquilibre les débats, Marseille a plus de difficulté à conserver le ballon, et les Verts se projettent plus facilement vers l’avant.

Le trio Lemoine-Cohade-Clément parvient enfin à s’exprimer, tout comme Mollo sur son côté gauche, mais malheureusement pour les Verts, Erding a été transparent à la pointe de l’attaque. Il était donc impossible pour l’ASSE de finir les actions. Après la pause, le rythme est considérablement redescendu, ce qui est compréhensible au vu de la débauche d’énergie lors des 45 premières minutes. Si l’OM domine toujours la possession du ballon, les débats sont bien plus équilibrés. J’ai été impressionné par la qualité du côté gauche de l’OM, avec Mendy, Imbula et Ayew, qui ont tout simplement été phénoménaux défensivement, ce qui explique sûrement le non-match de Romain Hamouma. Offensivement, il permet à l’OM de se projeter très rapidement vers l’avant.

Hier soir, Marseille a plutôt bien répondu aux critiques naissantes sur son manque de résultats. C’est sûrement l’équipe qui pratique le plus beau football de notre championnat avec Monaco, même si ce n’est que par intermittence, et ce match l’a très bien montré. On s’est régalé hier soir au Vélodrome, surtout en première mi-temps. Alternance de jeu court et jeu long, dédoublements de passes, jeux en triangle, on a eu le droit à une jolie palette. Seul petit bémol, que ce soit du côté de l’OM ou de l’ASSE, c’est la médiocrité des numéros 9. Aussi bien Ayew que Erding, ils n’ont rien apporté hier soir, même si on ne peut pas leur reprocher un manque de combativité, à ce niveau-là, ça ne suffit pas. Sur le plan comptable, Marseille revient à hauteur de Monaco le leader avec 14 points, et met la pression sur le PSG, qui se devra de gagner à Valenciennes ce soir, pour rester dans le rythme.

Arthur Senange

Paris et Monaco dos à dos.

Hier soir, dans un match de qualité, Paris et Monaco se sont neutralisés (1-1) malgré la domination du club de la capitale. Zlatan a ouvert le score avant que Falcao lui réponde 15 minutes plus tard. Avec ce match nul, Monaco conserve la tête du championnat et Paris devient son dauphin.

ABC

Zlatan attaque fort.

Le PSG a pris les commandes de la rencontre d’entrée de jeu en dominant notamment au milieu du terrain, dans lequel Kongogbia et Obbadi ont beaucoup souffert en première période. Comme face à Bordeaux vendredi dernier, la véritable rampe de lancement du jeu parisien fut le trio Motta-Matuidi-Verratti, qui par sa qualité technique, permet de rompre les lignes adverses sans cesse. Et contrairement au match face l’Olympiakos mardi soir, il y a eu un réel lien entre les milieux et les attaquants.

Avec les très remuants Lavezzi et Cavani, le PSG a pu déséquilibrer le bloc monégasque à plusieurs reprises, et c’est donc tout logiquement que le PSG va ouvrir le score à la cinquième minute. Thiago Silva réalise une belle ouverture côté gauche pour Maxwell, dont le centre trouve Zlatan Ibrahimovic qui se jette pour devancer la sortie de Subasic. À souligner la mésentente entre Fabinho et Ocampos qui se sont tous les deux concentrés sur Lavezzi, ce qui a laissé le champ libre à Maxwell. Mais cette ouverture du score parisienne est le début des problèmes pour le club de la capitale.

Thiago Silva doit sortir sur blessure après une dizaine de minutes, et Zlatan commence à déjouer totalement. Logiquement, Monaco parvient enfin à jouer avec ses qualités, c’est-à-dire en écartant au maximum le jeu, pour profiter de la vitesse d’Ocampos et Carrasco. Et c’est justement sur un centre venu de la gauche de Moutinho, que Monaco égalise grâce à l’épaule ou le haut du bras de Falcao, peu importe. Paris aurait pu prendre l’avantage si Zlatan n’avait pas multiplié les sucreries après son but, ce qui est quand même agaçant pour un joueur de son niveau. Le match nul à la pause est logique.

Paris pas assez tueur.

La seconde période a été moins réjouissante sur le plan du spectacle. le PSG a été dominateur, mais n’a pas su faire la différence face au but. Si le milieu de terrain fonctionne toujours aussi bien, Cavani et Lucas ont été très peu en vue, et n’ont rien apporté ou presque. Ce système en 4-3-3 du PSG est excellent pour avoir la possession dans l’entrejeu, mais pour finir les actions il est beaucoup plus problématique. Et quand en plus vous avez un Zlatan Ibrahimovic d’une nonchalance extrême, c’est encore plus compliqué. Sur le long terme, je doute fort que ce 4-3-3 puisse porter ses fruits.

Pour ce qui est du club du Rocher, il a significativement levé le pied en seconde période. Les hommes de Claudio Ranieri ne sont pas parvenus à ressortir le ballon, et ont principalement opéré en contre. Malheureusement, Falcao a trop peu pesé lors des 45 dernières minutes, tout comme Ocampos et Carrasco. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment Falcao peut-il être aussi méconnaissable par rapport au Falcao de la saison dernière. S’il a une nouvelle fois été buteur hier soir, son influence dans le jeu est extrêmement faible. Il semble plus lent, plus lourd et beaucoup moins transcendant que la saison passée.

Le match nul n’est pas scandaleux pour des Monégasques qui auront fait preuve d’une grande solidité, et qui ont su faire face dans le jeu au PSG, même si la seconde mi-temps fut plus compliquée. Paris est en net progrès par rapport à son match de mardi face à l’Olympiakos, mais Laurent Blanc devra résoudre ce problème de cohésion et d’automatismes dans les 30 derniers mètres.

Le choc de cette sixième journée a globalement accouché d’un match de qualité, et il promet une bataille acharnée entre les deux mastodontes de la ligue 1.

Arthur Senange.

L’OL ne sait plus gagner.

Dans un match sans relief, l’Olympique Lyonnais est allé faire match nul en Espagne face à l’équipe bis du Betis Séville. Si le résultat reste positif, le contenu l’est beaucoup moins, notamment dans le secteur offensif. Retrouver le chemin de la victoire ce week-end devient indispensable pour égayer ce début de saison maussade des hommes de Rémi Garde..

Betis Seville - OL

Briand titulaire.

Il n’y a pas grand-chose à dire de cette première période. Face à l’équipe bis du Betis Séville, et sur un terrain qui était moins large de trois mètres par rapport à d’habitude, Lyon était simplement au niveau de son adversaire. Seulement, contrairement au club espagnol, ce n’était pas la réserve de l’OL sur la pelouse, mais bien l’équipe-type, avec une petite modification sur l’aile gauche, avec le retour de l’indésirable Briand, à la place du jeune Fekir. L’OL qui n’est pas capable de plier le match rapidement contre les coiffeurs du Betis, voilà qui nous rappelle rapidement que l’époque du grand Lyon est révolue.

Briand justement, a réalisé 45 premières minutes intéressantes sur son côté gauche, avant de permuter à droite avec Lacazette. Son entente avec Bedimo a posé pas mal de problèmes au très moyen Steinhöfer, le latéral droit du Betis. À part ça, sur le plan du jeu, Lyon était dans la dynamique de son match face à Rennes, c’est à dire moyen. Un jeu plutôt fluide, avec un minimum de mouvement et de touches de balle, mais comme face à Rennes, Lyon a peiné à la finition. Si Gomis a de nouveau fait preuve d’une grande combativité, il n’a pas eu beaucoup de ballons exploitables quand il n’était pas hors-jeu, donc au final, il a été très peu en vue lors des attaques lyonnaises.

L’OL trop faible offensivement.

Après cette première période sans faveur, la seconde a certainement aidé les plus fatigués d’entre nous a trouvé le sommeil. Si le spectacle n’est pas la qualité première des matchs de l’OL, ces derniers rivalisent sérieusement avec les somnifères les plus efficaces du marché pharmaceutique. Ce second acte a été d’un ennui insupportable. Si Lyon a eu la mainmise sur le jeu, le Betis aurait pu faire la différence sur de nombreux contres si Lopes n’avaient pas réalisé une belle prestation. Le rythme était lent, les attaquants totalement transparents ou presque, bref c’était un match d’Europa League. L’incapacité de l’OL à faire la différence dans les 30 derniers mètres devient de plus en plus inquiétante, surtout lorsque c’est la réserve du Betis Séville en face.

L’olympique Lyonnais jeune, sans complexe et plein de talents que l’on avait essayé de nous vendre en début de saison, était tout simplement un tableau peint par de grands romantiques du football. À l’heure actuelle, Lyon est une équipe moyenne, essentiellement composée de jeunes joueurs avec du talent pour certains, certes, mais surtout avec un cruel manque d’expérience qui fera défaut à l’OL durant une grande partie de la saison, pour ne pas dire l’intégralité. Je ne vais rien vous apprendre, Lyon est simplement en pleine reconstruction, et on ne peut plus être aussi exigeant avec le club de Jean-Michel Aulas qu’il y a encore 3 ou 4 ans. Rebâtir une équipe prend du temps, beaucoup de temps, et cette saison 2013/2014 risque d’être une saison de transition pour l’OL.

Avec les débuts tonitruants de Bordeaux, à savoir une défaite 3-0 face à la grande équipe de renommée internationale qu’est l’Eintracht Francfort, l’objectif de repasser devant le Portugal à l’indice UEFA cette saison s’annonce très compliqué.

Arthur Senange

Marseille encore trop gentil.

Face à des Gunners en pleine confiance, Marseille a fait le poids mais s’est tout de même incliné 2 buts à 1 après des buts de Walcott et Ramsey en fin de match. Avec cette défaite d’entré de jeu, les hommes d’Elie Baup devront aller chercher des points à l’extérieur, ce qui s’annonce compliqué.

Toute la rage de Flamini, l'ancien joueur de l'OM.

Toute la rage de Flamini, l’ancien joueur de l’OM.

Marseille rivalise avec Arsenal dans le jeu.

Peu nombreux étaient les personnes qui voyaient Marseille capable de rivaliser avec les Gunners dans le jeu. Et bien l’OM en a très certainement surpris plus d’un, en réalisant une première période de bonnes facture, et en étant tout simplement au niveau de son adversaire du soir en première période. Le bloc de l’OM était très bien en place, et a posé beaucoup de problème à Arsenal dans la construction. On a très peu vu Ozil, très bien pris par le duo Imbula-Romao qui a été excellent dans la récupération du ballon, et lorsque le chef d’orchestre d’Arsenal n’arrive pas à s’exprimer, c’est tout le jeu des Gunners qui en pâtit.

Seul Walcott a réussi à se mettre en évidence sur son côté droit, mais Morel a toujours été très attentif, et a su canaliser l’international anglais. Offensivement, les joueurs de l’OM ont systématiquement cherché Valbuena ou presque, afin d’organiser le jeu. Cela a plutôt bien marché, il y a eu des phases de jeux intéressantes en deux touches de balles maximum, mais c’était encore trop imprécis dans la dernière passe pour réellement inquiéter Szczesny. Contrairement à l’OM, Arsenal avait deux lignes défensives peu resserrés, ce qui a permis de jouer entre les lignes et de déséquilibrer ce bloc des Gunners, en jouant dans les espaces. Le score nul et vierge à la mi-temps est tout simplement logique.

Morel peut s’en vouloir.

La seconde période est dans la lignée des 45 premières minutes. Marseille est toujours bien en place, très peu mit en danger par cette équipe d’Arsenal, mais offensivement, ça coince toujours. L’OM a du mal à passer ce dernier rideau défensif, et notamment cette charnière centrale Mertesacker-Koscielny qui a réalisé un match plein, face à laquelle Gignac a eu énormément de difficulté à éxister. Marseille ne fait pas semblant, continue à être très ambitieux dans le jeu ce qui naturellement offre des espaces à Arsenal, notamment sur contre.

Malheureusement, Arsenal va ouvrir le score sur une erreur individuelle. Gibbs centre de la gauche, Morel rate totalement son dégagement de la tête, ce qui profite à Walcott, qui fusille Mandanda dans les 6 mètres d’une belle reprise de volée. C’est cher payé pour cet olympique de Marseille qui réalisait jusque-là une belle prestation, et qui n’avait pas vraiment été mis en danger jusqu’à cette ouverture du score. Sur la première grosse erreur individuelle du match, Marseille est sanctionné. Toute la différence entre la ligue 1 et la ligue des Champions est parfaitement illustrée sur ce but. Cependant, cette ouverture du score n’a absolument pas abattu les Marseillais, qui sont toujours aussi ambitieux dans les dernières minutes. Mais encore une fois, Gignac et ses partenaires en attaque étaient trop tendres, ils ne sont pas parvenus à faire la différence devant, et c’est tout simplement ce qui a manqué hier soir à l’OM.

L’avenir s’assombrit déjà.

Naturellement, les espaces se font plus nombreux pour Arsenal, car l’OM donne tout dans les dernières minutes, et va le payer une seconde fois. Ramsey reçoit le ballon plein axe et frappe à l’entrée de la surface de réparation marseillaise, Mandanda ne peut rien faire. Le score est lourd pour les joueurs d’Élie Baup, mais pas si injuste que ça quand on y regarde de plus près. Arsenal a su faire la différence quand il en avait l’occasion, contrairement à l’OM. Le but de Jordan Ayew en toute fin de match est anecdotique.
Les stats le confirment, 17 tirs à 10 en faveur de l’OM et 9 tirs cadrés à 7 toujours à l’avantage des joueurs d’Élie Baup. Marseille était au niveau dans le jeu, dans la bataille du milieu de terrain, mais ce qui a fait la différence hier soir, c’est tout simplement l’efficacité devant le but.

Si la prestation collective de l’OM est encourageante, et porteuse d’espoir, le résultat l’est beaucoup moins. Avec cette défaite dès la première journée à domicile, Marseille compromet déjà sérieusement ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Tout simplement parce que ce résultat signifie qu’il faudra aller chercher des points à l’extérieur, et quand on voie la composition du groupe de l’OM, on peut facilement comprendre que ça sera compliqué. Mais si l’OM rectifie ce manque d’efficacité devant le but, la qualification pour les huitièmes de finale n’est pas impossible, loin de là…

Arthur Senange.